Pour comprendre le bien fondé de la question, nous devons reprendre les choses un peu plus tôt. : après l’effondrement de Fillon et l’éclatement de L.R. , qui a suivi la disparition du P.S. Les leaders de ces partis se dispersant entre le privé, la retraite, l’attentisme, l’ouverture de petites formations, (au cas où) et la course à la soupe de Macron, sauf pour quelques anciens quadra L.R. qui se révèlent avoir fait, pour le moment, le bon choix personnel et, honnêtement, montrent une bonne compétence technique et de communication.

La construction du parti LREM étant une réunion aux ordres et sans grandes convictions personnelles, le boulevard créé par Macron et sa lame de fond médiatique ( 85 % propriété de ses soutiens, y compris la majorité des sociétés de sondage) se retrouve sans opposition, sauf le noyau dur de L.R.,celui qui avait tenu Fillon la tête hors de l’eau jusqu’au bout et qui se révèle toujours présent.

Les quelques rares survivants des gauches étant, peu ou prou, enlevés par le ténor ex socialiste Mélanchon, qui, depuis quarante ans, amuse les plateaux TV et les meetings de sa faconde, sans aucune influence sur le cours des choses politiques.

De même, l’histoire du F.N. a fini par révéler son incapacité structurelle à devenir un parti de gouvernement, confirmée par la révélation du niveau d’incompétence de la fille du fondateur.

Le plus gros inconvénient, pour l’électorat du F .N., de l’entètement de ses extrêmistes, est leur détournement d’un poids important pour les options de droite, En fin de compte, aucune majorité n’exprime sa confiance dans une équipe évoquant une aventure sans contrôle, au programme reprenant tous les choix copiés au R.P.R., mais noyés dans les théories irréalistes de fermeture des frontières, de la sortie de l’euro et de l’Europe.

Le niveau des électorats est bouleversé, la majorité étant devenue très circonspecte vis-à-vis des manifestations orales et les choix politiciens des « politiques ». La compétence de beaucoup de journalistes et leur respect de leur déontologie ayant une limite : l’exigence des propriétaires de leur média.

Donc, il ne faut pas s’étonner de l’abandon, par les électeurs, de la confiance et de la crédibilité vis-à-vis des tenants de la communication politique, élus plus médias. Car ils tournent en rond autour de leur certitude, leur confiance aveugle dans les moyens modernes de conditionnement et leur poids financier.

Tout cela se compliquant avec les évolutions politiques, économiques et financières de pays devenus puissants et exigeants, qui nous imposent une union européenne solide vis-à-vis d’un islam conquérant et pour la résistance contre ces nouveaux impérialismes.

Il est bien évident que, si nous sommes conscients des menaces et suffisamment instruits des risques de manipulation pour des résultats déplorables, s’ajoutant au poids de nos impôts et taxes, nous devons réagir. D’autant plus que nous subissons, chaque jour, une raison supplémentaire de râler après un emmerdement nouveau, qui vient confirmer la grande activité des administrations pour cacher leur impuissance à financer les vrais besoins. La gestion idéologique de l’Etat, par l’influence de générations de farfelus bien pensants nous ayant conduit à la gabegie actuelle.

Notre prise en compte des conséquences désastreuses sur notre histoire des idéologies politiques et religieuses, mais aussi de la liberté totale donnée aux moyens du capitalisme, doit, maintenant, être le fond de notre conviction. Nous avons le devoir de compléter l’élan constant de la droite, en retrouvant son unité autour des grands principes de liberté responsable et de ses acquis anciens de culture et de civilisation.

Le grand virage du monde politique actuel est un moment important de notre histoire. L’effacement de ses anciennes générations au bénéfice des plus jeunes, l’ouverture des convictions aux choix mondialistes, mais aussi les origines de populations nouvelles sont à prendre en compte. Nous ne devons pas exprimer une résistance à l évolution du monde, mais garder ce qui a fait notre histoire, pour permettre à cette évolution de rester riche.

En ayant le courage de dépasser, maintenant, les atermoiements qui ont été la marque des années récentes et permis le développement des grands dangers intérieurs ou extérieurs, cependant que nos capacités industrielles et commerciales déclinent et que notre dette augmente, que nos revenus ralentissent, alors que les générosités de l’Etat sont devenues en partie illégitimes.