Groupe de réflexion de la section
de Saint-Raphaël

Pour que la France reste la France

Plus que par la distribution, c’est par les  contestations auxquelles  il a donné lieu que le tract « Pour que la France reste la France » a été connu du grand public.

Paradoxalement, cette médiatisation polémique a été orchestrée par des membres de la droite libérale alors que les autres partis politiques, notamment celui du Président de la République n’y ont, semble-t-il, prêté la moindre attention. Dans la circonstance, les membres de notre groupe ont observé que  les critiques avaient confondu l’objectif et les moyens d’y parvenir ; il ne suffit pas en effet de prôner la nécessité de rassembler mais davantage d’en formuler les moyens.

En proposant l’ébauche d’un projet politique, Laurent Wauquiez a répondu à leur attente et coupé l’herbe sous le pied du Rassemblement National qui pourrait, à défaut de propositions claires de notre parti, tirer profit des errements de la politique gouvernementale. Le procès d’enfermement et de repli fait au Président de notre formation politique n’est, aux yeux des membres du groupe, que le reflet d’ambitions politiques personnelles.

Pour autant, le Conseil National, réuni à Menton, le 30 juin, a montré que les convergences étaient bien plus importantes que les divergences et a témoigné -malgré les commentaires préconçus de médias« à la botte » sur les divisions internes- d’une réelle unité dans les propositions pour l’Europe. Il n’en demeure  pas moins que le projet politique présenté dans le tract et durant le Conseil National reste à finaliser face aux problèmes cruciaux de notre société et de la mondialisation : l’identité nationale, l’islam et ses dérives conquérantes, intégristes et criminelles, l’immigration incontrôlée, le chômage de longue durée, l’organisation de l’Europe…

Certaines des mesures à prendre dans de nombreux domaines tels le droit du sang, la loi de 1905 sur la laïcité, les droits de la mer et l’aide aux migrants, la détention et le renvoi des immigrés clandestins, le patriotisme et l’instruction civique, les limites de la grève, la défense européenne et l’OTAN, les relations économiques extérieures… posent la question difficile de la réforme des institutions de la France et de la révision de nombreuses conventions internationales.

Nos militants considèrent que le renouveau de notre parti et l’avenir de notre pays passent par cette voie. Ils n’en estiment pas moins que l ‘action sur le terrain conserve toute son  importante. Comme le permet le règlement intérieur des Républicains, les membres de notre groupe suggèrent, là où elles n’existent pas, la création systématique de sections communales ou intercommunales. Le profil de jeunes retraités ou d’actifs stabilisés dans leur carrière, neufs, motivés, disponibles et, sauf cas exceptionnel, non élus, leur apparaît le meilleur pour regrouper les adhérents.