MEZE : Municipales 2020,

Après le long épisode des gilets jaunes et le marathon des débats du président Macron, les candidats aux prochaines élections européennes s’efforcent de capter l’intérêt de citoyens-électeurs pour l’instant peu sensibles, comme d’habitude, à leurs sollicitations.

Cette actualité politique plus importante que ne le pensent généralement les Français, est déjà parasitée par d’autres préoccupations et d’autres projets comme viennent de le démontrer certains ministres (MM. Griveaux et Mahjoubi) qui ont quitté le gouvernement pour se lancer, l’un contre l’autre, dans la course à la mairie de Paris, alors que M. Collomb, lui, avait abandonné le ministère de l’intérieur bien plus tôt pour préparer sa campagne de Lyon.

On a pu juger sévèrement ces ministres désertant le service de la France pour donner libre cours à leurs ambitions personnelles, montrant par-là que la « Macronie », volontiers donneuse de leçons, serait bien inspirée d’être plus modeste.

Mais n’y a pas que dans les hautes sphères que s’affûtent les appétits ou que s’ourdissent les combinaisons. Mèze, à ce qui se murmure, pourrait bien devenir l’enjeu d’une querelle intestine à l’équipe en place.

En effet, on voit fleurir dans les boites aux lettres des tracts d’une Association Mézoise Indépendante, particulièrement virulente contre le maire sortant, Henry Fricou, critiqué pour sa politique d’urbanisme, son manque d’influence à la communauté de communes ou ses dérives fiscales. Des réunions se tiennent où se positionnent tel ou tel de l’équipe Fricou, désormais prêt à en découdre, tel autre qui lui fut proche désormais actif pour provoquer sa chute. Bref la majorité municipale n’est plus qu’une façade fissurée mais la comédie continue.

Il y eut quelques frictions dans cette majorité au moment du projet de privatisation du Thalassa ; il ne fut conservé aux Mézois que grâce à l’action juridique d’élus de l’opposition de droite.

Des complications surgirent pour désigner le successeur d’Yves Piétrasanta au conseil d’agglomération. Le retrait de celui qui fédérait le groupe laissait libre cours aux ambitions. Il y eut un replâtrage mais l’affaire laissa des rancœurs.

Et pourtant, malgré les critiques publiques, force fut de constater que le budget 2019 fut voté par l’ensemble de la majorité sortante ; seuls les élus d’opposition furent fidèles à eux-mêmes et à leur engagement, mettant leur vote en accord avec leur critique de la fiscalité, et refusèrent de voter ce budget.

On se « rabiboche » dans la vitrine, et on se chamaille dans l’arrière-boutique.

Macron, lui, eut au moins la pudeur de quitter le gouvernement avant de liquider son parrain, M. Hollande. Il est peu probable que nous verrons ce scénario à Mèze, où on ira probablement jusqu’au bout « en se tirant dans les pattes ».

Cela manque quelque peu de dignité et de cohérence, chacun en conviendra. Quelle leçon les citoyens mézois en tireront-ils ?

Désormais, il appartiendra aux élus de l’opposition municipale de relever le défi sans perdre de vue que si le Rassemblement National est puissant à Mèze, les élus F.N. de 2014 ont déserté et se sont moqués de leurs électeurs.

C’est autour de la droite républicaine que doit se faire, dans un esprit d’ouverture, le large rassemblement de celles et ceux qui aspirent au renouvellement des pratiques et des équipes.