L’INÉGALITE, peut-on en parler ?

Dans les fondements d’ADIRE nous avons précisé notre intention d’aborder des thèmes de réflexion politique et, en particulier, de ceux qui conditionnent, consciemment ou non, les opinions.

Il y en a un qui actuellement mérite son analyse car il est un frein essentiel à la liberté démocratique : la notion d’égalité.

Pour ce faire nous nous appuyons sur la publication de Jean-Philippe DELSOL, Eloge de l’Inégalité, que nous résumons en reprenant les « citations essentielles ».

Le mot d’égalité peut avoir plusieurs définitions, mais nous nous consacrerons à celle qui, maintenant, permet une revendication gravissime pour l’évolution de notre société : l’égalitarisme.

« Aujourd’hui, on voit un nouveau concept sur le mot égalité, celui de l’uniformité : il faut que nous soyons tous pareils.

Mais avons-nous envie d’être des clônes les uns vis à vis des autres ? »

L’égalité de droit n’est pas l’égalité de condition. L’inégalité est la meilleure ou la pire des conceptions, suivant qu’elle est ou non méritée, le fruit de compromission ou du travail mis au service d’un talent ou d’une idée.

L’envie et la jalousie sont les sentiments qui motivent le plus nos contemporains, sauf lorsqu’ils évoquent les grands champions sportifs, du football ou du golf, comme du tennis et les grandes réussites artistiques ou des affaires ; car il s’agit de niveau et de capacités d’un autre monde.

Mais ils peuvent voir d’un mauvais oeil qu’un proche, un voisin, possède une voiture ou une maison qu’ils n’ont pas, mais qu’ils peuvent essayer d’obtenir tant leur est difficile la comparaison qui peut être faite entre-eux.

Cette jalousie peut couvrir beaucoup de choses, la chance d’avoir une épouse flatteuse par son style et sa beauté, d’être d’une famille bourgeoise, d’avoir une belle promotion professionnelle ou politique, etc.

L’évolution récente de notre société par le déploiement des moyen de communication accentue ces contraintes, implantées profondément depuis le conditionnement par les théories politiques inspirées du communisme.

Elles semblent définitivement faire l’essentiel du principe de l’Education Nationale : « Fabrique à déçus et révoltés », tous égaux dans la médiocrité… responsable de la pauvreté.

« Tous ces gens demandent l’égalité à tout prix. Pour eux il vaut mieux que tous ces gens soient égaux, même en étant plus pauvres !… Pour cela il ne faut pas avoir connu la pauvreté.

Ce sont des professeurs bien douillets, fonctionnaires à vie, dans leur petite université, qui peuvent imaginer que l’égalité est plus importante que la lutte contre la pauvreté ».

La pauvreté a beaucoup diminué dans le monde gràce à la liberté des échanges commerciaux, de l’innovation, basés sur l’inégalité. Comme après la fin du système soviétique qui, justement, maintenait son monde dans la pauvreté, égalitaire.

« La bonne égalité c’est permettre de donner sa chance à tout le monde par la bonne éucation » En conclusion : « Mieux vaut une certaine inégalité qui ré-enchante l’humanité plutôt que la grisaille morne et volontiers violente de l’égalité imposée ».

Comme le disait Montesquieu, déjà : « Le principe de la démocratie se corrompt, non seulement lorsqu’on perd l’esprit d’égalité, mais encore quand on prend l’esprit d’égalité extrème ».