L’EUROPE QUE NOUS VOULONS – UNE SOCIETE PLUS JUSTE

 Edito proposé par Jean Paul BESSE ADIRE

I L’EUROPE

Le thème Européen abordé par ADIRE à maintes reprises dans le passé a fait l’objet de plusieurs publications dans le cadre de notre communication.

Nous sommes à 2 mois d’un scrutin qui va décider de l’avenir de nos sociétés sinon définitivement tout au moins durablement.

Différents programmes sont proposés par les différents partis Français. Les connaissons-nous vraiment ?

Le premier et récent « débat » sur le sujet, organisé par BFM TV, confirme plutôt une méconnaissance de ceux-ci. Le dernier a tourné au cauchemar.

Devant les difficultés rencontrées pour la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne, désormais, l’obligation de rester au sein de cette union est avérée et aucun des acteurs politiques n’osent contester la nécessaire présence de la France au sein de l’Union Européenne. Cependant tous les prétendants aux prochaines élections se complaisent à nous maintenir dans l’opacité la plus totale quant à leur programme.

Nous n’allons pas cependant commenter et détailler tous les programmes d’autant que certains sont nébuleux (y compris probablement pour les auteurs eux-mêmes)…

Mais, seulement, en nous prêtant à une succincte analyse du programme et des déclarations d’E Macron nous pouvons relever les points sur lesquels d’une part diffèrent les priorités  préconisées par la Droite Républicaine sur la base du projet entériné lors du Conseil National des Républicains du 16 mars dernier à Lyon et d’autre part les grandes lignes du projet «Macron» et les procédés équivoques et contestables utilisés par LREM en vue du scrutin à venir.

Nous commencerons d’ailleurs par ces moyens dont usent et abusent le Président et son parti. 

Nous reprochons à E Macron de faire campagne aux frais des contribuables en profitant exagérément   de sa position présidentielle, faisant fi, apparemment en toute impunité des règles garantissant l’égalité  entre les différents partis candidats.

Le Financial Times  (Gaspard Koenig) déclare à juste titre «Emmanuel Macron est sur une pente glissante vers le « despotisme démocratique ».

Ne restons cependant pas sur cet aspect juridique. E Macron, dans son clip de campagne déclare :

« Vous n’avez pas le choix». N’y aurait que lui et la «lèpre nationaliste»  repoussant ainsi tous les autres dans les ténèbres extérieures, une seule route, un seul bulletin ?

Le débat sur l’Europe de demain ne peut pas se résumer à une seule alternative : pour ou contre l’Europe. Ce sentiment de toute puissance est intolérable,  et  l’attitude du Président, méprisante comme elle l’a été à de trop nombreuses reprises renforcent un véritable déni de démocratie

Ne nous trompons pas sur la volonté d’E Macron de transformer le scrutin en un face à face « progressistes» / «Populistes» grossière mais efficace manœuvre pour n’avoir pour seul adversaire le Rassemblement National. Condamnons cette volonté qui lui fit, malheureusement, gagner l’élection présidentielle.

La France n’est plus celle d’antan. Son aura s’est bien ternie depuis ces dernières années. Elle n’est plus la locomotive de l’Europe et cette situation se détériore d’autant plus de jour en jour qu’elle est le plus mauvais élève de la zone euro. L’Europe n’est pas qu’une construction administrative, une série de traités ou une addition de droits individuels. En bâtissant l’Union européenne, on a eu tort de l’oublier.

E Macron préconise à pas forcés un mondialisme, un multiculturalisme indécents dans lesquels les nations disparaissent, les droits des peuples à vivre libre, indépendant, dans le respect de leurs cultures et de leurs religions sont bafoués, rejetés par l’acceptation d’une immigration excessive, incontrôlée et un libéralisme débridé.

II UNE SOCIETE PLUS JUSTE

Nous assistons actuellement à la prééminence financière et au mépris de l’humain. Les fractures sociales s’agrandissent. Misérables et assistés ne cessent d’augmenter au détriment des classes moyennes toujours plus ponctionnées. Est-ce bien la société dans laquelle nous voulons vivre ?

Ce second volet de réflexion n’est pas déconnecté de l’Europe de demain car union signifie acceptation d’égalité entre les peuples.

Le mondialisme, les projets fomentés par E Macron sont lourds de conséquences pour nos sociétés.

« Président des riches » ce titre n’est pas usurpé pour E Macron. Nous assistons aujourd’hui, plus qu’hier, à un phénomène de fortunes dont le nombre n’a guère évolué mais dont les richesses se sont considérablement accrues.

La politique européenne actuelle et notamment celle menée en France engendre des disparités criantes et inacceptables entre les citoyens. En découlent des crises sociales permanentes et exacerbées, puissantes et difficiles à contrôler. La crise des Gilets Jaunes est bien là pour le prouver.

Le système économique actuel est désormais obsolète et mène tout droit aux mouvements insurrectionnels voire aux révolutions. Nous devons donc pallier ces excès si, demain, nous voulons encore vivre en paix ou vivre tout bonnement.

Les notions que nous pouvons préconiser peuvent apparaître ringardes voire réactionnaires mais nous voulons une société plus juste, un monde dans lequel le progrès, les richesses vont  au bien-être de l’homme.

Fidèles et attachés à nos valeurs nous sommes encore Français avant d’être Européen. En effet qu’avons-nous de commun Européens du Sud avec ceux du Nord ?

Nous avons notre culture judéo chrétienne, mais avec nos traditions, nos valeurs, nos religions et nous y tenons.

III NOTRE AVENIR

Nous sommes Européens mais, en même temps nous sommes Français fiers de notre passé. Nous ne voulons  pas faire l’objet de quelque assimilation que ce soit. Nous voulons plus de justice, être protégé par notre nation et par une Europe des Nations.

Responsables, nous rejetons l’assistanat grandissant et qui a pour effet d’attiser jalousies et haines.

Non point par pure mode ni politiquement correct, nous voulons une écologie responsable et citoyenne afin de laisser à nos enfants un monde préservé et où il fait toujours bon vivre.

Les 75 propositions du projet européen de la Droite Républicaine sont clairement détaillées.

De nombreux et importants points sur l’Europe que nous préconisons sont communs avec ceux de LREM mais nous refusons tout élargissement de l’Union à d’autres pays, l’abandon de la notion d’Etat avec une Europe Fédérale et de nos prérogatives actuelles. Nous réfutons une Europe technocratique et bureaucratique à outrance dans laquelle le «pognon» est la seule valeur qui vaille.

Ne nous berçons pas d’illusions, l’Europe de demain ne sera pas tout à fait celle que nous préconisons. Traités, technostructures existantes de l’Union nous en empêcheront mais nous devons réformer cette Europe qui est un acquis essentiel : une puissance qui protège de certains replis excessifs nationalistes, qui est garante de la paix sur le continent et de souveraineté en matière monétaire.

Il convient de faire valoir nos conceptions européennes qui tranchent avec des fuites en avant pernicieuses prônées par E Macron en direction d’une mondialisation, d’un libéralisme à marche forcée d’un recul de nos frontières qui ne sont plus sauvegardées. En effet E Macron est profondément attaché au multiculturalisme, à la liberté totale religieuse qui implique l’acceptation de l’islamisme fondamentaliste totalitaire dans un magma sociétal gouverné par  la haute finance faisant fi de toute morale et d’humanisme.

Ne restons pas timorées car nous ne parlons pas d’un quelconque «mal français» mais d’un délitement de l’humanité dans laquelle le «vivre ensemble» pourrait ne plus avoir de place.