Texte conçu et rédigé en commun par les membres d’ADIRE

« LES VOTES POPULISTES NE SONT PAS DES COUPS DE FORCE MAIS DES COLERES FROIDES « 

(Dominique Reynier) Son  article du Figaro de ce jour (24/05)  nous inspire ces réflexions.

 Une majorité de commentateurs jouent les étonnés vis-à-vis du manque de culture et de bon sens des électeurs, dans les pays européens, après la vague d’élections qui bouleversent les majorités installées. Les choix des candidats radicalisés, contre le système établi, en particulier contre l’Europe, est l’occasion de belles synthèses pour arriver, péniblement, aux évidences: les citoyens de ces pays ne veulent plus avaler les théories fumeuses de politiques menteurs et sans courage, installés dans le confort ronronnant des avantages de l’U.E..

Ils exigent la prise en charge de l’immigration massive et de ses conséquences, quel qu’en soit le prix ! Par l’installation de frontières rigoureusement surveillées autour de l’Europe et par une politique « guerrière » de répression vis-à-vis des actes délictueux, des menaces d’attentat et de la propagation de l’endoctrinement religieux hors la loi. Et la fin des contraintes financières sévères pour des résultats qu’ils ne reconnaissent pas.

Cette vague est entrain de grossir, au point de compromettre l’équilibre qui est (était?) le socle du système européen et de provoquer une telle rupture que l’euro pourrait en être abattu avec l’Union E uropéenne.

En partant de cette alerte, il est clair que notre gouvernement est loin de nous rassurer. Macron papote lors de ses interventions sur les mesures à prendre. Il ne contraint pas l’immigration, n’expulse quasiment aucun non admis, ni aucun délinquant étranger et, bien évidemment, il ne peut être question qu’il quitte le droit du sol pour l’acquisition de la nationalité.

Pour le moment la France a été épargnée par les manifestations électorales de ce populisme. Mais l’analyse des choix du gouvernement, des oppositions susceptibles de surfer sur le courant populiste et des possibilités de majorité identique à celle de l’Europe de l’Est, essentiellement d’extrême droite, contribuent au risque d’un tsunami identique à l’italien.

Le cumul des insatisfactions que subissent les français, des tracasseries innombrables, des rigidités syndicales protégeant des employés à vie, considérés comme privilégiés, des taxes et impôts en augmentation constante, l’absence de maitrise financière de l’Etat et l’espoir inexistant de changement positif, conduisent au ras le bol général. C’est la conséquence d’une telle crise qui a produit l’explosion d’évènements majeurs historiques.

Les confrontations en préparation au Proche et au Moyen-Orient, la politique hasardeuse de Trump et les prévisions guerrières en Afrique du Nord au décès du Président algérien, où sévit l’influence de la Turquie, vont nécessiter d’un Président français et des ses homologues européens un positionnement courageux…et cher !

Quelle solution ?

L’évolution probable de l’électorat ouvre un boulevard à un parti successeur du F.N. de L.R. et du centre droit, rassemblant une forte majorité d’éléments aujourd’hui hétéroclites, comme à l’Est et en Italie, dont les origines partisanes  couvrent tout le spectre ancien, rejoints par beaucoup de militants vierges d’engagement. Pour bousculer le système, mais en évitant l’aventure et en garantissant des choix de programme politique adaptés aux évènements, surtout par des positions diplomatiques et de défense compatibles avec celles de nos alliés.

En commençant par bousculer le système intérieur, qui n’est pas aujourd’hui en condition pour ouvrir ces espoirs. La persistance de vieilles idéologies qui coagulent les mentalités prétentieuses des milieux artistiques et médiatiques, par intérêt et suivi de mode, sont un frein à tout progrès d’envergure et, aujourd’hui, un signe de faiblesse aux yeux des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine. La jalousie et l’envie étant leurs sentiments majeurs, au mépris du respect de leur héritage, comme la haine de la France est celui des jeunes délinquants radicalisés.