LE TEMPS EST VENU.

Nous ne reviendrons pas sur la façon dont 75 % des organismes de presse et TV ont parfaitement conditionné l’élection de Macron, sa campagne ayant été entièrement dirigée par des groupes financiers et médiatiques. Il s’est trouvé seul face à Le Pen, les deux autres candidats étant empêtrés, à point nommé, dans des affaires douteuses, dont on n’entend plus parler aujourd’hui.

Le comportement de certains membres de la justice a été contesté par beaucoup de juristes. Le fait est que Macron, par son parcours dans les ministères, a bien aidé quelques patronsfinanciers et de presse. Les propos de certains journalistes (Ruth Elkrief à BFM) tranchaient trop en sa faveur et contre Fillon, tout en escamotant les programmes. Pour la liberté de la presse, Reporters sans Frontières classe la France 45eme dans la liste des pays; entre le Botswana et la Roumanie !

Fait crucial : Macron est le seul candidat à ne pas avoir eu besoin de financement public pour sa campagne: sur 13 millions d’euros de dons, 80% venaient de 1800 donateurs.

Mais il est vrai que sa démarche était en phase avec les attentes de l’opinion, méfiante envers les partis. Le tout bien préparé en amont. Ce qui lui impose un « retour sur investissement » envers ses promoteurs. D‘où le choix des lois en préparation, au bénéfice des sociétés financières.

Par contre, il est évident que jusqu’à maintenant, l’image de Macron bénéficie d’une stratégie beaucoup plus efficace que celle de son prédécesseur. Mais on ne peut nier aussi qu’elle commence à montrer des résultats décevants, dans beaucoup de domaines et qu’elle va à l’encontre de tout ce qui domine en Europe. Même si en interne sa stratégie politique est habile.

Il bénéficie surtout de l’affaiblissement de la droite. Le temps est donc venu pour le rassemblement très large de la droite inconditionnelle et de tous les divers déçus, promeneursde tendances, avec la prise en compte d’un grand nombre de nouveaux sympathisants, ouverts à un engagement. Comme ailleurs en Europe où se dessine une orientation forte.

Le rassemblement se fera sur le souverainisme: lutte contre l’immigration massive, relance de l’économie par l’aide aux moyennes et petites entreprises. A l’inverse de la politique social-démocrate identique aux précédentes; trop d’Etat, trop d‘immigration et d’assistanat. (57% des dépenses, record mondial et le double d‘immigration depuis 10 ans). Macron sait que la droite est majoritaire, par opposition à l’implantation à gauche de l’Etat et il flirte avec sa partie la plus modérée. Mais le laxisme judiciaire affolant finit d’imposer dans l’opinion la prise en compte des nécessités urgentes.

Source : l’interview de Olivier Placentini, fiscaliste pour Contribuables Associés. Paru dans BOURSE PLUS le 6/07/18.