Le  LOMBRIC  ET  la PARAMECIE Ceux d’entre nous (certainement pas les plus jeunes) qui ont connu au cours de leurs études le temps où les « Sciences » étaient encore « Naturelles » et non pas des S.V.T., se remémoreront certainement qu’on étudiait des mammifères ( chat, lapin) des coquillages (huître ou moule), des poissons, des insectes, des plantes et des champignons, des vers, des papillons, des microbes etc…bref des êtres vivants et divers. En ce temps où la PMA n’existait pas et où les éleveurs hésitaient même à faire appel aux vétérinaires pour inséminer des vaches sans leur faire connaître le taureau, on évoquait aussi le mode de reproduction des uns et des autres. Pour les mammifères, c’était à peu près comme pour nous. Les coquillages libéraient leur laitance dans le milieu aquatique, on admirait l’ingéniosité des végétaux disséminant des spores, des graines ou inventant des stratégies diverses,  la larve qui devient papillon etc.. Et puis il y avait quelques originaux qui avaient de bien curieuses façons d’assurer leur descendance. On avait, surtout chez les garçons, un petit pincement de cœur quand on évoquait le sort du mâle de la mante religieuse Parmi ces originaux, certains avaient trouvé un moyen imparable de se multiplier. Ainsi, la paramécie, protozoaire monocellulaire est d’une ingéniosité remarquable. Pour donner naissance à une autre paramécie, elle se divise en deux. C’est ainsi qu’un organisme devient 2 organismes à la fois les mêmes et différents : c’est ce qu’on appelle la reproduction par « scissiparité ». l se  raconte aussi que si l’on coupe en deux un ver de terre, ce bien utile travailleur de nos jardins, il en résulterait 2 vers de terre. Hélas pour le lombric, seule la partie de la tête est capable de subsister, l’autre étant périssable. Si l’on a bien compris, au vu de récents conseils municipaux et publications diverses, à entendre les échos de l’esplanade, ce qui est en train de se produire au sein de la municipalité mézoise, ressemble un peu à une espèce de tentative  de reproduction par scissiparité ou division. La majorité locale se diviserait pour donner naissance à deux listes ; en gros le retour des mêmes mais pas tout à fait, puisqu’en 2 morceaux. Après avoir fait cause commune pendant 6 années, voté les mêmes textes ( budgets, impôts, PLU…), la cellule initiale donnerait naissance à deux groupes antagonistes se disputant les mêmes postes. Il ne s’agira pas, comme chez la paramécie, d’une « cellule » ( ne pas voir dans l’usage de ce mot, fleurant le P.C. de jadis, un quelconque rappel de l’ ancien soutien de M. Fricou au communiste F. Liberti), donnant deux organismes appelés à survivre chacun de son côté. Ce sera plutôt quelque chose qui ressemblerait au partage du lombric, avec une seule partie survivante. Au moins l’une des deux factions perdrait postes et commodités liées, tandis que l’autre emporterait la mise et les places jusqu’ici partagées. A moins que, appréciant peu cette lutte intestine, les mézoises et mézois, d’abord soucieux de l’intérêt de la ville, ne préfèrent une solution radicalement nouvelle et ne signifient démocratiquement leur congé aux factions rivales.