La REFORME des RETRAITES. En clair !

Ce que nous entendons autour de nous sur le sujet motive une synthèse, qui mentionne la nécessité de cette réforme, les responsabilités du désordre et les solutions. Pour ce faire, nous avons choisi les citations de : (Nicolas Baverez -Le point-) .

« La tragi-comédie des retraites confirme que ce n’est pas la France qui est irréformable, mais que ce sont ses gouvernants qui sont irresponsables, que ce ne sont pas les Français qui sont réfractaires au changement, mais que ce sont leurs dirigeants qui sont incapables d’en faire la pédagogie et d’en assurer la conduite de manière cohérente. »

Pourquoi une réforme indispensable :

Parce qu’il y a cumul entre :

  • un déséquilibre démographique (2 retraités pour 10 actifs en 1960, 3 pour dix en 1980, 6 pour dix aujourd’hui),
  • un déficit financier structurel de 1% du PIB en 2025 et
  • des fortes inégalités entre les 42 régimes, à cause des avantages de la fonction publique et les régimes spéciaux.

Les retraites mobilisent 14% du PIB alors que la dette en atteint 100%.

Comment est-ce géré par l’Etat ?:

Les entreprises publiques voient l’effondrement de la qualité de leur service, leur sous rentabilité et leur surendettement, avec la sanctuarisation du corporatisme au détriment de l’intérêt général. Les régimes spéciaux sont financés par les contribuables à 5,5 milliards d’euro, alors que les salariés de la RATP s’arrêtent à 55 ou 56 ans, avec 3705 € par mois en moyenne, soit 88% de leur rémunération de base !

Mais, en deux ans, les quatre interlocuteurs du gouvernement sont seulement parvenus à généraliser la peur auprès de 66 millions de mécontents. Pas de solution précise, mais la confiscation des 140 milliards de réserves des régimes excédentaires.
Pas de cap, autre que la grande peur de la rue, cause des 17 milliards aux gilets jaunes, de la reprise des 35 milliards sur la dette de la SNCF, des 10 milliards aux hopitaux, plus les plans pour les urgences et les étudiants !

Quelles solutions ? :

  • Relever l’âge légal du départ à 64 ans, ou diminuer les pensions pour un taux de remplacement de 74 à 58%. (Niveau moyen de l’OCDE). Simple adaptation à l’augmentation de la durée de vie en bonne santé
  • Alignement de la fonction publique sur le secteur privé, en prenant pour référence les 25 meilleures années.
  • Limitation des régimes spéciaux aux seules activités à haut risque: militaires, policiers et pompiers. A l’exclusion des secteurs des transports et de l’énergie.

« Mais cette réforme ne sera acceptée que si elle s’inscrit dans un projet ambitieux de redressement de la France ».

Les maladresses et les contradictions entre le Président, le Premier Ministre, MM Delevoye et Darmanin, les hésitations et les aller-retours avec les syndicats et l’absence de fermeté au bon moment, s’ajoutent au climat général d’espoir déçu. La majorité des Français souhaite à 63% une réforme des retraites et l’abandon des régimes spéciaux !

Comité de Rédaction ADIRE.