LA FIN D’UN MONDE ? (1)

Les événements qui ont entouré la célébration de la victoire des bleus obligent à une réflexion approfondie sur l’évolution de notre société en grand danger. Cette observation d’un de nos membres, introduit parfaitement le besoin d’exprimer la question qui aujourd’hui prime sur toutes les autres. Des citations viennent contribuer à notre analyse.

« En France il est politiquement incorrect de décompter les appartenances à des catégories ethniques ou religieuses à l’intérieur de la population.

Si un pays ne s’autorise pas à réaliser un tel décompte, il est certain que ces catégories savent compter leurs membres et ainsi déterminer leur poids dans la population totale, dont nous fournissons régulièrement la valeur par le biais de nos instituts de statistiques officiels.

Le moment venu, les règles démocratiques aidant, ces groupes de population sauront se manifester et prendre, le plus légalement du monde, le pouvoir pour nous imposer leur modèle de vie.

Dès lors nous pourrons remercier nos chers dirigeants qui n’auront pas su, ou pas voulu, prévoir le prévisible.

En regardant les images de la coupe du monde de foot-ball, diffusées en boucle par tous les médias, il m’est arrivé de penser que si d’aventure les membres de ces groupes étaient amenés à chanter les paroles de la marseillaise, il n’était pas sûr qu’ils le fassent avec la même intention que celle que nous leur prêtons.

Il est fort probable que ce soit notre propre sang qui leur paraisse impur. »

Le plus difficile, en tenant compte de ce constat, est de comprendre les raisons qui empêchent les dirigeants successifs d’organiser les choses longtemps à l’avance, pour contrer cette échéance. Il ne peut pas s’agir que d’idéologie, le sujet dépassant ce niveau.

Avons-nous dépassé la capacité de gagner une guerre civile ou sommes nous devenus assez lâches dans notre confort ? Ou y a-t-il d’autres raisons secrètes ? Ou certaines mesures qui commencent à naître en pays musulmans donnent-elles l’espoir d’une évolution plus laïque ? Ou les estimations des évolutions des pouvoirs en Afrique du Nord annoncent-elles des suites bien pires ?

Comment comprendre que Macron prenne le grand risque de ne pas traiter ce sujet majeur pour la majorité des français et de perdre toutes ses chances de réélection ? Ou devons-nous comme lui savoir qu’une rébellion de cet ordre attirerait des milliers de jeunes musulmans au travers de frontières virtuelles, armés par des pays musulmans, pour une échéance identique, mais plus rapide et beaucoup plus dramatique ?

« Il faudrait d‘abord qu’il commence par être lucide sur ce qui est. Car il ne saurait être question d’une politique adéquate si le diagnostic est mal fait ou erroné. Nier les risques, les dangers, dire que le réel n’a pas lieu, présenter une version irénique des choses, se montrer soumis à l’idéologie plus qu’à la réalité c’est se diriger vers de grandes erreurs. Il s’agit de n’être ni optimiste comme un militant idéologue, ni pessimiste comme un décadentiste, mais tragique en disant que le réel a bel et bien lieu. Or sur le terrain politique, nous n’avons plus que des bouffons. Ils se croient Jupiter et ne sont que Foutriquet. » Michel Onfray (Figaro Magazine)

Que mettre dans le plateau de la balance du côté positif ? Une nouvelle loi en préparation est annoncée comme devant palier aux insuffisances notoires en matière de sécurité, dont quatre articles resteront secrets.

Plus important : Le Danemark, après un changement politique qui a mis au gouvernement les libéraux de centre droit, prend des engagements draconiens vis-à-vis des ghettos ethniques, pour obliger à la mixité ou détruire les bâtiments. Sont en cours des règles strictes vis à vis de l’immigration qui vient de passer de la 5eme place des demandeurs d’asile à la 16eme. Sont introduites les obligations de la pratique de la langue danoise en toutes circonstances et en particulier dans les mosquées. Une forte majorité du pays est acquise et les grands principes humanistes de ce pays remis en question jusqu’au contrôle total de l’intégration parfaite ou de l’exclusion. Les sociaux démocrates ont bien compris le danger de la progression des populistes. Leur leader affirme que le déclin du PS français s’explique d‘abord parce qu’il s‘est voilé la face sur l’immigration. (Article du Point)

L’arrivée au pouvoir des pays de l’est de l’Europe d’élus dits « populistes » qui refusent l’immigration musulmane et la fermeté d’autres jeunes présidents, comme en Italie, montre une réaction dans le bon sens, brutale car prise en compte trop tard.

« Beaucoup de français sont convaincus qu’à la différence de l’Allemagne, dont la démographie est faible, l’économie florissante et le chômage bas la France n’est pas en état d’intégrer une immigration massive. La peur du « grand remplacement » de l’insécurité culturelle et la désintégration de la nation républicaine motive très largement le rejet de populations inassimilables. Le reprocher aux français, c’est vouloir tout simplement changer de peuple ce qui, en démocratie, n’en déplaise aux moralistes, n’a guère de sens. »

Luc Ferry (Le Figaro)