IMMIGRATION : LE DENI CONTINUE.

Le discours lénifiant sur l’identité heureuse ne saurait éternellement masquer la réalité : l’immigration massive des dernières décennies a entrainé la formation d’un nouveau peuple, comme une contre-société. Mais on ne saurait fondre par décret dans une même identité le peuple historique français et les populations immigrées qui, pour différentes raisons, s’inscrivent à l’extérieur de la référence nationale.

On ne peut réconcilier dans une théorie inclusive ce qui est fracturé dans le monde réel. La mystique du vivre-ensemble ne saurait nous hypnotiser longtemps encore. L’assimilation a échoué : une partie significative des populations issues de l’immigration ne se reconnaît pas dans la nation française.

La nation est d’abord une communauté de culture et de mœurs. Conception décrétée désuète et ceux qui y tiennent sont refoulés à l’extrème droite.
L’Etat est-il devenu tout simplement incapable d’expulser des clandestins le défiant ouvertement ? C’est une manifestation grave d’impuissance politique.

La scène marquante en sont les propos de la porte parole de l’Elysée, Sibeth Ndnaye, qui a évoqué ces français qui mange moins souvent du homard que du kebab (plutôt que de la quiche ou de la blanquette). Si ce n’est pas seulement une provocation cela montre bien que notre pays est devenu étranger à lui-même.

Article du Figaro du 22/07/19 par Mathieu Block-Côté, résumé par JP Raynaud