C’est parti !

    D’abord quelques rats quittèrent le navire, du menu fretin. Voici qu’arrivent les plus gros calibres, celles ou ceux qui estiment venu le temps de leur embellie, après la déconfiture des Républicains ( LR), parti grâce auquel ils avaient conquis le haut du pavé : une mairie, un département, la présidence d‘une région ( Ile de France par ex.)

    Mme Pécresse se précipite pour tailler sa part de la belle tarte L.R. en cours de découpe, sous prétexte de refonte totale. Après qu’elle eut réclamé et obtenu ce qu’elle souhaitait : la démission de L.Wauquiez…  elle fiche le camp dès ce résultat atteint. Elle s‘était montrée pleutre au moment de l’élection à la présidence du parti par les adhérents. Elle renonça, comme d’autres, à se présenter pour défendre ses idées, et L. Wauquiez fut élu avec une forte majorité.

    La liste commence à peine à s‘ouvrir car des maires et des députés L.R. vont se mettre à disposition de LREM ou RN, ce qui va peser sur la capacité des Républicains à rebondir. On ne peut se résoudre à cette accumulation d‘actes d’intérêt personnel, qui contribuent à la seule compétition LREM /RN, en excluant le vrai débat sur les enjeux politiques de notre pays et en affaiblissant la notion de démocratie.

    Le résultat de LR lors des européennes devrait être considéré comme un artéfact. Car les circonstances étaient exceptionnelles du point de vue de l’expression des convictions et des propositions, Macron étant estimé proche d’une certaine gauche par certains et de centre droit par d‘autres. L’absence de conviction affichée par des personnalités, seulement préoccupées par l’incertitude quant à leur chance de préserver leur statut, a fait le reste.

    Les convictions affirmées des leaders historiques depuis De Gaulle, ont fondu lamentablement depuis deux générations, pour laisser survivre trop souvent des élus calculateurs, seulement concernés par leur situation personnelle et leur carrière.

    La famille de la droite aurait pu demeurer solide si l’ensemble de nos élus, au lendemain des élections, avaient d‘une seule voix, affirmé que ce résultat ne reflétait en aucune façon la réalité de l’influence de la droite, comme le montre le majorité des maires, des députés et des présidents de région. Il leur appartenait d’assumer avec panache une prise de risque, même si les conditions de leurs territoires imposaient de négocier des alliances.

    Les calculs sournois ne respectent ni les militants, ni les sympathisants, ni les électeurs. Nous ne saurions aujourd’hui faire allégeance à aucun des partis qui tentent de rafler la mise, abandonnée par les successeurs ou pseudo-successeurs du Général. Nous allons poursuivre notre tâche d‘information auprès de nos concitoyens et lecteurs, sans être dupes des combines ou des jeux des amateurs de loto politique.

    Le moment venu, nous ne nous interdirons pas de prendre parti pour ceux dont nous apprécierons le bon programme. Ceux qui démontreront leur capacité à le réaliser, au contraire des spécialistes des promesses jamais tenues.

    Les évolutions des partis actuels sont telles que tout est possible :

  • d‘un RN devenant autre chose qu’un opposant caricatural, ayant déjà fait oublier son passé fasciste, avec ou sans Marion Maréchal,
  • d’une LREM ayant réussi à installer un groupe réellement compétent et officiellement de centre droit, mais ayant résisté à la naissance possible d’une nouvelle gauche, en partie issue de son camp,
  • de la reconstitution d’une droite unie à vocation majoritaire, avec l’apport de tous ceux qui voudront s’allier avec elle.

    Pour le moment nous allons continuer à travailler avec le concours de toutes celles et tous ceux, sur notre territoire, qui veulent participer à notre réflexion et sont prêts à nous rejoindre, avec également, Force Républicaine, qui n’est pas un parti politique, mais une instance nationale de recherche et de réflexion collectives, en refusant aucune main tendue et en privilégiant le dialogue républicain.

 Comité de Rédaction d’ADIRE.