À QUOI SERVONS-NOUS ?

C’est la bonne question posée par un membre d’ADIRE lors de la réunion survenue au lendemain du retrait de responsabilité de Mme Calmels chez L.R.. Événement qui a eu lieu au moment où nous voulions faire un bilan de l’évolution politique de notre pays.

Car cet incident sans grande importance, est tout de même significatif des changements profonds, dont l’origine est vieille de 40 ans, de l’appauvrissement du débat dans les partis de droite au point que des évidences de programme, correspondant aux principes de notre mouvance, sont aujourd’hui critiquées au cœur même des instances dirigeantes.

Ce qui a appartenu au corpus idéologique du R.P.R., ayant été abandonné, a été récupéré par le F.N. et  nous vaut, dès qu’on rappelle nos convictions, le roulement constant de tam tam depuis une dizaine d’années: « Il fait du F.N. » !

Le thème et les constats mis en avant dans un tract, qui reprend les termes proposés avant des élections internes largement remportées, chatouillent désagréablement des leaders du parti qui n’ont pas eu le courage de se présenter aux suffrages des militants. La concurrence est enchantée, en particulier le gouvernement car les cadres du parti L.R. se dégomment entre eux ! alors que les candidats aux primaires de la droite étaient assez proches sur les thèmes régaliens.

Le slogan « Pour que la France reste la France » correspond bien à ce que demandent 79% des français. Cette polémique nettement disproportionnée est significative à la fois des excès de commentaires des médias, ravis de claironner sur les « bisbilles » entre des hommes et femmes politiques, dont les ambitions ne sont plus que carriéristes. Quand ils ne sont pas les instruments des aigreurs d’anciens leaders éconduits, voire des alliés objectifs du pouvoir, à l’affût des faveurs du roi du moment.

Comment comprendre que des élus anciens, issus du gaullisme, refusent que la France qu’ils ont faite reste la France ? A moins qu’ils ne souhaitent qu’elle devienne autre chose, qu’elle ne soit plus elle-même ? Leur but est bien de décrier et d’affaiblir le seul candidat qui pourrait prendre effectivement la tête de l’opposition, en démontrant l’indétermination et l’insuffisance d’E. Macron sur les sujets majeurs.

Tout cela est bien le signe d’une dégradation de la morale politique, du sens démocratique et du refus d’entrer dans le débat sur des sujets de civilisation, au moment où dans le monde entier de grands changements s’installent. Où les « populistes », des dirigeants jeunes et inconnus jusqu’alors, imposent un modèle de pensée séduisant pour répondre à la colère des peuples, face aux défis de l’immigration de masse, qui ne peut, dans le respect des nations, qu’être gérée au niveau européen, à notre avis, sinon mondial plus tard, en gardant le souci du développement des pays émetteurs.

Notre association prétend, à son niveau local et par la réflexion collective, offrir à ceux de nos compatriotes qui restent attachés aux valeurs de la droite, un espace d’échange et de partage   pour mieux comprendre les enjeux d’aujourd’hui et contribuer à apporter les bonnes réponses aux questions des français. Il s’agit de retrouver les fondements de l’action politique, sans les querelles mesquines, signe d’incompétence et d’irrespect du suffrage.

La solution de l’association des droites n’est qu’une illusion. Le rassemblement se fera bien, mais autour d’un programme qui sache concilier, hors de toute démagogie, le respect de la souveraineté des peuples, l’ouverture à toutes les coopérations européenne et mondiale, (sans la naïveté qui conduit au déclassement et à l’appauvrissement) avec le souci de la promotion économique, sociale et tout simplement humaine. Il semble actuellement très difficile de trouver l’homme ou la femme capable de porter un tel projet : « L’heure est cruelle pour les carrières politiques au long cours » (Dominique Reynié).

De toute façon notre devoir est de ne pas faiblir ; il s’impose à nous pour le bien de nos héritiers.